Lexique du tapis d'Orient commençant par T

 

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Tabriz (Tebriz): Ville située au nord-ouest de l’Iran. Au 16ème siècle, la ville devient un centre de production de tapis les plus importants de tout l’Orient; et, indéniablement, ce sont les tisserands de Tabriz qui répandirent le dessin curviligne à la cour ottomane d’Istanbul. La production déclina au 18ème siècle, mais à la fin du 19ème siècle connut un renouveau, grâce à l’esprit d’entreprise des marchands de Tabriz, qui mirent sur pied une industrie manufacturière. On y nouait des tapis dans les mesures, et avec les motifs et les couleurs commandés par les marchés occidentaux. Presque tous les Tabriz sont noués dans des ateliers comportant plusieurs dizaines de métiers. On trouve le motif hérati avec ou sans médaillon central, le décor floral classique avec ou sans médaillon central, des scènes figuratives ou de chasse, et  plus rarement, de prière. Le décor floral reste quand même le plus courant. Si la décoration ne permet pas toujours de distinguer à coup sûr un Tabriz, l’observation de l’envers du tapis ne laisse pas de doutes: le noeud est d’une régularité et d’une précision extraordinaire. Le noeud turc est utilisé. Le velours est ras et bien serré. La qualité des Tabriz se mesure en « Raj ». Les plus fins en laine et soie peuvent atteindre plus de 1.000.000 noeuds par mètre carré.

 

Tafresh (Tafrish): Petite ville située à 222km au sud-ouest de Téhéran en Iran. Les tapis Tafresh ont des laines de bonne qualité. On retrouve souvent des décors floraux avec quelques fois des animaux. Les coloris du champ sont rouge bordeaux et bleu foncé avec des motifs beige. Il y a une similitude avec les tapis d’Hamadan.

 

Talim: Mot arabe qui signifie « instructions ». Terme utilisé au Pakistan et au Cachemire pour désigner un document écrit qui peut-être lu tout haut pour indiquer aux artisans assis devant leur métier à tisser comment réaliser tel ou tel noeud.

 

Talish: Tapis caucasiens de la famille des Chirvan. Ils se distinguent généralement par leur format en »galerie », très allongé et par leur aspect particulier. Le champ peut, en effet, être entièrement dénudé, sans aucune décoration, une unique couleur, en général bleu, mais parfois rouge ou vert, le meublant. La bordure est simple et souvent ornée de grandes rosaces. 

 

Tapis mécanique: Tapis fabriqué industriellement et rapidement par des machines. Ce ne sont pas des pièces uniques. Les décors sont des copies des tapis noués-mains d’Iran, d’Afghanistan, …

 

Taspinar: Village de l’Anatolie centrale en Turquie. La laine employée est d’excellente qualité et les teintures sont naturelles. Les coloris dominants sont le bleu foncé et le rouge bordeaux avec des petites touches de beige. Le décor est un mélange de motifs géométriques et floraux. Les tapis Taspinar sont souvent confondus avec les tapis Yahyali.

 

Tchaudor (Tchodor): Tribu du nord du Tukménistan. Les exemplaires les plus connus de cette production sont ornés du typique « ertmen-gül » en forme de losange dont les côtés sont en gradins. Les coloris employés sont le rouge moyen à clair, le brun et le violacé.

 

Tchouval (Chouval, Chuval, Tchuval, Tschoval, Chuwal): Mot turc désignant un grand sac turkmène, en laine, tissé et noué à la main. Traditionnellement accroché dans les yourtes et servant de sac de rangement

 

Téhéran: Ville et capitale de l’Iran. Les tapis de Téhéran étaient ornés de dessins complexes et élaborés, une véritable symbiose des styles des autres grands centres de production d’Iran. Un des motifs les plus fréquents était le vase à fleurs avec quelques fois des animaux. Ces tapis étaient noués finement avec une laine soyeuse donnant au velours un aspect luisant. Les coloris du champ sont généralement grenat ou bleu foncé. La production des tapis à Téhéran s’est arrêtée en raison du coût de la main d’oeuvre.

 

Teinture naturelle (ou végétale): Teinture provenant d’une plante, d’une racine, d’une fleur, d’un fruit ou d’un insecte. Par exemple, la racine de garance fournit toutes les nuances de rouge et de rose. 

 

Teinture industrielle (ou synthétique ou chimique): Matière colorante fabriquée dans des usines chimiques en Europe et, par la suite, au Moyen-Orient. Regroupe l’aniline, les teintures azoïques et le bichromate de potasse, qui sont tous utilisés pour teindre la laine. 

 

Tekké: Au 19ème siècle, importante tribu turkmène qui était localisée dans le sud du Turkménistan, depuis la mer Caspienne jusqu’à Merv, et dans certaines régions d’Iran et d’Afghanistan. Célèbre pour la variété de ses tissages raffinés. Ces tapis ont même été surnommé « Royal Boukhara » par des marchands soucieux de vanter leur beauté. Le coloris de base est le rouge, utilisé dans différentes nuances. Le motif tekké-gül, le plus connu des güls turkmènes, est un octogone arrondi. Les güls sont disposés en rangées régulières et couvrent tout le champ du tapis.

 

Tianjin (Tientsin): Ville située au nord-est de la Chine. La production de tapis, assez récente (début du 20ème siècle), est de bonne qualité technique avec une plus grande densité de noeuds. On noue également des tapis tout en soie naturelle, très fins. Ce sont souvent des tapis d’inspiration persane ou de la Savonnerie, mais aussi des tapis aux dessins classiques chinois.

 

Tibet: Région de plateau située au nord de l’Himalaya. Les tapis tibétains traditionnels ont des couleurs vives. La plupart des motifs sont d’origines chinoises ou inspirés du bouddhisme. On retrouve des motifs figuratifs tels que le dragon, le phénix, le lion des neiges et le tigre. Après l’invasion chinoise en 1959, de nombreux réfugiés tibétains s’installent au Népal et réactivent la tradition du tapis grâce à l’aide internationale. Le sérieux et le savoir faire qui caractérisent les tibétains, font que le tapis est devenu le principal produit d’exportation du Népal. Suite à la demande occidentale, la production de tapis évolua au cours des années et donne naissance à un nouveau type de tapis plus contemporain.

 

Tibétain (noeud):  Le noeud tibétain ne s’emploie qu’au Tibet, au Népal et dans l’ouest de la Chine. Une tige métallique est placée devant le fil de chaîne et les brins du tapis sont noués autour de cette tige qui détermine ainsi la hauteur du velours. Ensuite, arrivé au bout d’une rangée de noeuds, les fils en boucle sont coupés pour former le velours du tapis.

Tissé à plat: Terme s’appliquant aux tapis sans velours, tels que les kilims, les soumaks et les vernehs. Simple entrecroisement des fils de trame et des fils de chaîne qui sont parfois visibles.

 

Toudeshk: Village voisin de Naïn en Iran. Les tapis Naïn-Toudeshk sont des tapis remarquables pour la qualité de la laine employée et la densité de noeuds très élevée. Pendant une courte période, ces pièces ( à l’exception des Serafians) furent sans doute les plus fines de toute la production d’après -guerre. Mais la qualité ne fut pas maintenue et l’activité a cessé. Les tapis de Toudeshk offrent des coloris aux nuances claires et adoucies et sont moins travaillés que les Naïn.

 

Torba: Petit sac turkmène utilisé pour ranger les ustensiles. Il est suspendu à l’intérieur des tentes ou des yourtes.

 

Trame: Ensemble des fils parallèles de laine, de coton ou de soie, disposés perpendiculairement à la chaîne. Chacun de ces fils passe alternativement par-dessus et par-dessous un fil de chaîne.

Tufté: Technique de fabrication de tapis. Les tapis tuftés ont un vrai velours; du fait qu’ils utilisent les mêmes sortes de laine que les tapis noués-main, leur aspect et leur toucher sont ceux d'un tapis noué. Leur méthode de production est cependant très différente: au lieu de nouer chaque noeud à la main, on utilise un poinçon pour placer les brins du velours. Remarque: On ne peut pas laver en profondeur ce type de tapis, le nettoyage en proffondeur dissout fortement la couche de latex ou de colle qui relie les mêches entre elles.

 

Fabrication d'un tapis tufté
Tapis tuft� � la main

Tout d`abord une toile de base (a) est tendue sur le métier, le dessin est alors reporté sur la toile. A laide du poinçon (b), les brins (c) sont insérés par l'arrière (« tuftés ») dans la toile de base. Lorsque tous les brins ont été tuftés, le tapis est retiré du métier et posé à même le sol, dos vers le haut. On pose pardessus une toile légère, tissée très lâchement (d), sur laquelle on coule une couche de latex (e). Quand le latex est durci, on retourne le tapis et on coupe les boucles du velours. Le tapis peut aussi être sculpté, ensuite il est lavé, puis une couche de protection (f) est ajoutée à l`arrière. La dernière opération est l'ajout de franges.

 

Tuiserkan (Tuyserkan, Tuisarkan): Ville située à 100km au sud d’Hamadan, à l’ouest de l’Iran. Ces tapis ont un velours robuste noué avec des laines de très bonne qualité. Les coloris sont chatoyants et le décor plutôt géométrique stylisé avec médaillon central.

 

Turkbaff: Le noeud turkbaff s’appelle aussi le noeud turc ou le noeud ghiordes ou le noeud symétrique. Le brin de laine est enroulé autour de deux fils de la chaîne et forme deux spirales dont les extrémités sortent entre ces deux fils. On l’emploie dans toute la Turquie (excepté à Sivas, Isparta et quelques ateliers d’Héréké où l’on utilise le noeud persan), largement dans l’ouest et le nord-ouest de l’Iran, chez certaines tribus d’origine turque établies dans le sud iranien, et enfin dans le Caucase.

 

Turkestan: Ancien nom donné à une région d’Asie centrale. Aujourd’hui, elle comprend diverses républiques d’Asie centrale. L’art du tapis y fut surtout pratiqué par les tribus turkmènes vivant à l’est de la mer Caspienne et au sud de la mer d’Aral. Le tissage y débuta il y a bien des siècles, par des ouvrages destinés à un usage domestique, et se poursuivit sans changement jusqu’à la fin du 19ème siècle; alors, la demande occidentale donna son essor à la production, transformant un activité traditionnelle en entreprise commerciale.

 

Turkestan oriental: Compris entre le Turkestan occidental et la Mongolie, le Turkestan oriental correspond à la province chinoise actuelle du Sinkiang. Cette région est peuplé de Ouïghours mais aussi de différents groupes ethniques d’Asie centrale qui ont empruntés lors de leur migration la route de la soie, comme les Tartares, les Mongols, les Kirghiz, les Ouzbeks, les Hans,…Les exemplaires de cette zone sont conventionnellement appelés Samarcande, du nom de la ville où ces tapis affluaient jadis en grand nombre pour être vendus et exportés, notamment vers l’Occident. Les décors des anciens tapis sont le reflet de toutes les hybridations culturelles subies.

Turkmène: Appellation désignant les tapis noués dans les régions du Turkménistan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan, le Balouchistan et le Turkestan oriental. Les principales tribus sont les Tekké, Salor, Saryk, Yomoud, Tchaudor, Ersari et Béchir. Le motif turkmène caractéristique et principal est le gül, qui n’a pas changé depuis des siècles. La forme et l’aspect des güls sont différents suivant les tribus, cependant plusieurs tribus peuvent utiliser le même type de gül. Ces güls sont répartis en rangées parallèles sur la totalité du champ du tapis. Le coloris dominant est le rouge, dans toutes ses nuances. Ils sont noués au noeud persan et la chaîne est en laine.

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